NIRIN
2020

nirin

RACING THE GALAXY
2019

racing

AFRICAN METROPOLIS
2018

africanmetropolis

À TABLE AUX ABATTOIRS
2018

spoerri

BIENALSUR
2017

bienalsur 2

ESSENTIEL PAYSAGE
2017

essentiel

AFRICA NOW
2014

africanow

TEXTILE LANGUAGES
2014

textie languages

A COLLECTIVE DIARY
2010

collective

IN CONTEXT
2010

incontext 2

FLOW
2008

flow

AFRICA REMIX
2005

africaremix

ROUBAIX PHARE TEXTILE
2004

roubaix

ON A NEVER ENDING HORIZON A FUTURE NOSTALGIA TO KEEP THE PRESENT ALIVE
NOOR FESTIVAL . RIYADH . ARABIE SAOUDITE
2022

Commissaire : Hervé Mikaeloff

D’Antananarivo à Paris, de l’installation mix-media à une collaboration avec la Maison Christian Dior, le travail de Joël Andrianomearisoa est tout simplement galvanisant.

Inspiré du rythme de la ville, le travail textural déclenche un dialogue émotionnel avec le public, qu’importe son âge. Au fil des années, Joël a été invité à travailler avec les plus grands noms.

ON A NEVER ENDING HORIZON A FUTURE NOSTALGIA TO KEEP THE PRESENT ALIVE

Faite de métal et de lettres en néon, On a never ending horizon a future nostalgia to keep the present alive est une œuvre commissionnée pour le festival Noor à Riyadh. Elle aborde l’amour, l’espoir et les songes. Ou en citant les mots de l’artiste: “Un signe, une lumière, un poème… L’horizon incarne un terrain de jeu pour les yeux, mais avant tout, celui de nos songes. Ici se joue le théâtre de toutes nos affections, mais par-dessus tout, celui de nos désirs. C’est sur cet horizon que nous aspirons à un nouveau futur, tandis que nous dansons sur la vague du temps, en suivant les pas de l’instant présent. La lumière est l’ingrédient essentiel qui nous permet de rêver d’autres mondes, d’autres temporalités. »

Cette œuvre est une invitation de la part de l’artiste à interroger les multiples temporalités, les horizons, et comme à l’accoutumé les émotions et les désirs.

Hervé Mikaeloff

© Ammar Abd Rabbo

THE ART OF AFRICAN FASHION
1998

africanfashion

LES RÊVES ET LES NUITS
ART ABSOLUMENT
MAI 2022

Art absolument numéro 101 mai 2022-extractedBIS

FINANCIAL TIMES
HOW TO SPEND IT
MAI 2022

FT How to Spend it UK – Joël Andrianomearisoa

 

DIOR MAGAZINE
NUMÉRO 37
MARS 2022

Dior

LE POINT
NUMÉRO 2583
FÉVRIER 2022

lepoint

THE ART NEWSPAPER
NUMBER 342
FÉVRIER 2022

THE ART NEWSPAPER. PDF

THE ART NEWSPAPER DAILY
NUMÉRO 868
FÉVRIER 2022

Artnewspaper

POINT DE VUE
NUMÉRO 3810
AOÛT 2021

Joël Andrianomearisoa Point de vue

CONNAISSANCE DES ARTS
NUMÉRO 939
MAI 2021

condsarts

ESP CULTURAL MAGAZINE
ÉDITION 2
AVRIL 2021

esp

VOGUE
NUMÉRO 1013
JANVIER 2021

vogueok

ART ABSOLUMENT
NUMÉRO 93
SEPTEMBRE 2020

artabso 2

DALLAS MORNING NEWS
MARS 2020

dallas

 

PATRON MAGAZINE
FÉVRIER 2020

Feb-Mar-Issue-small-2-4-2020

DO NOT TOUCH
NUMÉRO 2
JANVIER 2020

DNT 2

SWAG HIGH PROFILES
ÉDITION 1
MAI 2016

swag

 

ART ABSOLUMENT
NUMÉRO 85
SEPTEMBRE 2018

artabs 2

 

CCQ . A CREATIVE CONVERSATION
ÉDITION 11
JANVIER 2017

CCQ pdf

 

ARCHITECTURAL DIGEST
NUMÉRO 110
FÉVRIER 2016

AD

 

 

ART ABSOLUMENT
NUMÉRO 51
JANVIER 2013

artabs 4

ART SOUTH AFRICA
VOLUME 9 . ÉDITION 1
MARS 2010

artsouth

REVUE 303
NUMÉRO 83
DÉCEMBRE 2004

303 pdf

TRENDSETTER
VOLUME 3 . NUMÉRO 3
AOÛT 2004

trendsetter

AKTÜELL
JUIN 2004

birgece

THE FIVE CONTINENTS OF ALL OUR DESIRES

The Five continents of all our desires . Zeitz MOCAA . 2022
Courtesy de l’artiste

© Micah Delport

OUR LAND JUST LIKE A DREAM

Our Land just like a dream . MACAAL . 2022
Courtesy of the artist

© Studio Joël Andrianomearisoa

DANCING WITH THE ASHES

Our land just like a dream . MACAAL . 2022
Courtesy of the artist

© Studio Joël Andrianomearisoa

PERIPHERAL SUN
VIN VIN GALLERY . VIENNE . AUTRICHE
2022

Commissaire : Kami Gahiga

L’exposition présente les œuvres de quatre artistes : Joël Andrianomearisoa, Kapwani Kiwanga, Marin Majic et Maja Ruznic. Les artistes sélectionnés sont originaires des côtes orientales de l’Afrique et de la péninsule des Balkans, mais chacun d’entre eux a une approche distincte des aspects du nationalisme et n’a pas d’attachement central à une identité ou un pays spécifique. L’exposition explore comment la signification cartésienne et symbolique des frontières s’érode avec le déplacement et la migration. Les thèmes de la nostalgie, de l’entre-deux et de la mélancolie se manifestent dans les œuvres de chacun des artistes à travers une multiplicité de médias : peinture, installation, dessin et collage.

Peripheral Sun lance un débat sur la question de savoir à quelle boussole on se réfère lorsqu’on pense à l’Orient et reconnaît les différents pôles d’influence qui existent aujourd’hui.

La conception de l’exposition amène le spectateur à s’accoutumer à des points de vue alternatifs sans s’appuyer sur un parcours linéaire spécifique, créant ainsi un réseau ouvert d’échanges sans trajectoire fixe.

© Vin Vin Gallery

L’élégante précision et la simplicité que l’on retrouve dans l’œuvre d’Andrianomearisoa se retrouvent dans sa structure tridimensionnelle Maison Imaginaire, qui fait écho à la formation d’architecte de l’artiste par son engagement dans l’espace et l’environnement.

Maison Imaginaire (2021) est une maquette de la sculpture métallique monumentale d’Andrianomearisoa que l’artiste a été chargé de réaliser à Aigues-Mortes, en France. Sa structure flotte élégamment entre deux des tours historiques d’Aigues-Mortes. Les murs et le port fortifiés de la ville ont été construits au 13e siècle par le roi Louis IX afin d’établir une route commerciale vers l’Orient, et ont vu le départ des septième et huitième croisades occidentales.

La Maison Imaginaire d’Andrianomearisoa évoque le paradoxe des désirs humains : s’enraciner dans les structures construites tout en désirant s’échapper, briser les murs et les barrières. Robuste à première vue étant donné sa composition en acier, elle est simultanément fragile, ambiguë et ouverte.

Étoffe des Songes (2016) est un diptyque en noir et blanc qui reflète la fascination de l’artiste pour les qualités malléables des textiles qu’il décline à travers la superposition de différentes nuances de noir et de blanc. Madagascar abrite certains des plus beaux centres de production de soie et de tissus. Le diptyque démontre également la recherche d’Andrianomearisoa sur les éléments contrastés et la dualité. À une échelle physique plus petite mais avec une résonance égale, on trouve ses dessins Soratra (2022), qui fusionnent les préoccupations de ses projets antérieurs et son installation I Have Forgotten the Night, présentée à la Biennale de Venise. Celle-ci comprend une série de 8 diptyques représentant des textes et des poèmes écrits en malgache, en français et en anglais, réalisés spécifiquement pour Peripheral Sun. Les soudures de contrastes d’Andrianomearisoa capturent le jeu équilibré d’éléments opposés.

Kami Gahiga

THE FIVE CONTINENTS OF ALL OUR DESIRES
ZEITZ MOCAA . LE CAP . AFRIQUE DU SUD
2 AOÛT – 25 JUILLET 2023

Commissaire : Storm Janse Van Rensburg

L’atrium du Zeitz MOCAA accueille une nouvelle commande monumentale de Joël Andrianomearisoa. The Five Continents of All Our Desires célèbre les relations et les connexions. Construites à partir du matériau caractéristique de Joël Andrianomearisoa, le papier de soie noir, six sculptures à grande échelle forment un archipel suspendu, en référence poétique à l’étendue des terres et aux géographies de l’imagination. Pour Joël Andrianomearisoa, l’œuvre évoque à la fois la migration et la langue – et la recherche permanente de zones d’engagement et de désir. Il construit une vision du monde qui est délicate, ambiguë, ouverte sur le futur et sur les nouvelles possibilités de contact humain.

© Dillon Marsh

L’œuvre est conçue en dialogue avec l’intérieur en béton du musée et ce qu’il reste des silos d’origine du bâtiment ; se joue alors une véritable tension visuelle entre l’œuvre et son environnement. Tout en apparaissant comme de grandes formes noires, la matérialité fine et souple de chaque sculpture permet de rendre visibles les subtiles réactions atmosphériques, comme le bruissement du papier dû aux courants d’air provoqués par les mouvements humains.

The Five Continents of All Our Desires est accompagnée d’une installation sonore et d’une exposition de 40 dessins, première exposition importante des œuvres graphiques de l’artiste. Joël Andrianomearisoa a également collaboré avec l’équipe de conservation du Zeitz MOCAA et les partenaires détaillants du musée pour développer une gamme exclusive d’objets qui seront mis en vente. Tous les bénéfices de la vente de ces objets serviront à soutenir le travail du musée.

Cette commande a été rendue possible grâce au soutien du Fonds Yavarhoussen, Madagascar.

Storm Janse Van Rensburg

OUR LAND JUST LIKE A DREAM
MACAAL . MARRAKECH . MAROC
24 SEPTEMBRE – 16 JUILLET 2023

Commissaire : Meriem Berrada

Our Land Just Like A Dream est une invitation à appréhender différemment les relations entre matières, formes et territoires en défiant la frontière communément admise entre les créations artistiques et artisanales Pour sa première exposition monographique consacrée à un artiste contemporain, le MACAAL invite Joël Andrianomearisoa à explorer les savoir-faire traditionnels marocains en investissant l’ensemble des espaces du musée. Dans un parcours immersif, l’artiste engage des dialogues avec diverses approches artistiques rythmés par une sélection d’œuvres des collections de la Fondation Alliances. Le titre de l’exposition est un vers, une poésie scandée tel un mantra qui part des origines, de la terre et évoque l’infinité de possibles que recèle la matière – première – que Joël Andrianomearisoa apprivoise, remodèle ou réinvente. Passionné par les techniques ancestrales, l’artiste collabore depuis plus de deux décennies avec des artisans chevronnés. De sa ville natale, Antananarivo (Madagascar) à Aubusson (France) en passant par Udaipur (Inde), il se plait à confronter son approche artistique à l’excellence et la poétique du geste artisanal.

© Ayoub El Bardii

Conçues exclusivement in situ, les œuvres produites pour Our Land Just Like A Dream, s’appuient sur une diversité de savoir-faire traditionnels en conversation permanente avec leurs détenteurs. Il livre des interprétations personnelles du patrimoine plastique marocain en même temps qu’il rend hommage à l’ouvrage manuel, témoin de transmissions séculaires. Sensible aux matières qu’il rencontre, l’artiste croise avec élégance et engagement une variété de médiums. Vannerie, dinanderie, céramique ou broderie se mettent au service de sa poétique pour incarner installations textiles, sculptures métalliques ou dessins sur papier organique comme autant de possibilités offertes par le nouveau territoire d’accueil de l’artiste. C’est avec le même souhait de résonance qu’Andrianomearisoa convie six artistes dans des conversations plastiques inédites. Par l’orfèvrerie, le textile, l’installation ou la gravure, chacun de ses complices plasticiens, comédienne ou musicienne répond à la déambulation lyrique menée par Joël Andrianomearisoa. Our Land Just Like A Dream fait se rencontrer artisanats de la matière, du verbe et de la voix pour créer une géographie à entrées multiples.

RANDOM DESIRES FOR A CERTAIN KIND OF ARCHITECTURE
SABRINA AMRANI GALLERY . MADRID . ESPAGNE
2022

Random desires for a certain kind of architecture a été conçue lors d’un studio que Joël Andrianomearisoa a dispensé aux étudiants en architecture de l’Institut Confluence à Paris, dans laquelle l’exercice final était de proposer un projet en partant d’une approche différente de l’architecture, au travers des inspirations
alternatives : une fragrance, un regard, un goût, une création de mode… L’artiste a décidé de se plier au même exercice pour cette exposition personnelle.

Dans l’exposition Random desires for a certain kind of architecture, Joël Andrianomearisoa aborde l’architecture en prenant pour point de départ des émotions, des mots et des humeurs, en passant par des dessins au pastel, des peintures, des œuvres textiles et des sculptures. Le résultat est une surprenante démonstration de rationalisation émotionnelle, un exercice d’équilibre des dualités, divisé en trois actes différents : un geste, une projection et un volume.

© Sabrina Amrani gallery

La première partie de l’exposition s’ouvre sur des dessins au pastel, comme une étape préliminaire à la matérialisation d’une architecture, en travaillant d’abord sur des surfaces plates, puis en élevant ces concepts à des structures tridimensionnelles. Les dessins font place à de vigoureuses peintures sur toile, où Joël Andrianomearisoa introduit la couleur dans une furieuse explosion abstraite de projection architecturale, sentimentale et nostalgique.

L’exposition se poursuit avec le nouveau corpus d’œuvres textiles Random Desires, qui sont exécutées par l’artiste comme des constructions architecturales, et ressemblent d’une certaine façon à des façades de bâtiments, avec des briques superposées et même des fenêtres. À l’aide de tissus jetés et trouvés, Andrianomearisoa tisse des architectures, forge des constructions et coud des structures.

Enfin, l’intérêt actuel de l’artiste pour  le volume  se confirme sous la forme de dix-sept sculptures de différentes tailles soutenues par un piédestal massif qui domine et occupe l’espace de la galerie, dans une réaction de l’artiste à l’idée même de la galerie et à sa fonction. Les sculptures véhiculent des textes dans les trois langues qui font partie de la vie de l’artiste : le malgache, le français et l’anglais, avec la signature subtile et poétique des textes de Joël Andrianomearisoa. 

Random desires for a certain kind of architecture répond à la question de savoir s’il est possible de faire de l’architecture à partir de perspectives non conventionnelles, au hasard du temps et de nos désirs, des désirs du monde, une architecture pour tous.

Jal Hamad

AU RYTHME DE NOS DÉSIRS DANSONS SUR LA VAGUE DU TEMPS

Mondes nouveaux . Château de Villers-Cotterêts . 2022

© Studio Joël Andrianomearisoa

LES PRÉMICES D’UNE MÉLANCOLIE INFINIE
STANDING PINE . NAGOYA . JAPON
2022

Parler de mélancolie c’est parler de dualité.

La dualité du temps
La dualité des émotions
La dualité des désirs
La dualité des corps
La dualité de nos vies

Un jour vie, un jour mort. Un jour sourire, un jour tristesse. Un jour ici, un jour Antananarivo. Un jour in, un jour out. Un jour noir, un jour blanc.

© Standing Pine

C’est dans l’interstice de ces dualités que Joël Andrianomearisoa puise le sens et la fougue de son œuvre. Entre l’ombre d’un trait noir et la lumière du coton blanc, l’œuvre se révèle. Ici pour sa première exposition à Nagoya, à travers le textile, il conjugue le noir et le blanc mais dessine aussi sur la matière papier une empreinte au pastel gras.

Des lignes verticales comme les rythmes à double temps des battements de nos cœurs. Des lignes tracées parfois droites parfois interrompues comme des larmes qui coulent sans jamais prendre une trajectoire unique. Des larmes de joie ou de chagrin.

Dans cette nouvelle proposition Joël Andrianomearisoa nous transporte dans son univers toujours empli d’émotion. Cette émotion qu’il ne souhaite pas abstraite mais toujours matérielle comme un exercice infini. La matérialité des émotions à lire sans langues particulières et surtout sans géographie.

Joël Andrianomearisoa

JOSEP LE MONDE ET MOI
JOSEP THE WORLD AND I
JOSEP EL MÓN I JO
JOSEP EL MUNDO Y YO
CENTRE GRAU-GARRIGA D’ART TEXTÌL CONTEMPORANI . SANT-CUGAT DEL VALLÈS . ESPAGNE
21 MAI – 19 FÉVRIER 2023

Commissaire : Esther Grau-Garriga I Quintana

Une image, qui jumelle l’œuvre LES NOUVELLES CARTOGRAPHIES DU DÉSIR de Joël Andrianomearisoa dans l’exposition Brise du Rouge Soleil (Aigues-Mortes, France, 2021), avec l’œuvre monument A l’Anarquia (1976) de Josep Grau-Garriga, est l’embryon de l’exposition JOSEP LE MONDE ET MOI. La mise en place de ces deux œuvres a été intuitivement révélatrice et a été le point de départ pour inviter Joël Andrianomearisoa à exposer au Centre Grau-Garriga d’Art Tèxtil Contemporani et au monastère de Sant-Cugat. 

© Studio Joël Andrianomearisoa

L’exposition réunit deux artistes de générations différentes qui ne se connaissaient pas, avec des expériences et des imaginaires appartenant à des lieux et des temps lointains et qui, cependant, peuvent dialoguer à partir de leur attitude créative commune. Avec des expressions artistiques très particulières, et avec un ensemble d’œuvres qui ont apparemment peu à voir – au-delà de l’utilisation du textile – Andrianomearisoa et Grau-Garriga partagent une combinaison fascinante de passion et d’intimité. Son travail, avec ses propres langages et codes, converge dans des aspects nucléaires et transversaux, où racines, affections, liens et un profond respect des détails de ce qui a été vécu, coexistent avec la porosité, avec le désir d’être pénétré par des horizons nouveaux et divers.

Monumentales et intimes, expansives et symboliques, Joël et Josep participent de la même manière à vivre en créant, tout en créant ce qu’ils vivent. Ils expérimentent, construisent, élaborent et transforment avec divers matériaux, sans frontières… Dans le métier à tisser, sur la feuille de papier, sur la toile ou dans l’espace. 

Josep le monde et moi parcourt des mondes symboliques en blanc, noir et rouge , couleurs qui habillent ces salles de vestiges des mondes physiques, des univers émotionnels de deux artistes qui tissent leur monde en laissant le monde les tisser.

Ce voyage est un petit monde de ses mondes, qui commence par le blanc silencieux de l’intimité, de la délicatesse des souvenirs, de la mémoire des affections. Il se poursuit avec le noir dense, la nuit calme, de solitude, de sensualité et d’infini. Il se termine par le rouge illuminateur, le rouge de la passion pour la découverte d’autres mondes.

À la fin, le monde des anges dans la salle capitulaire du cloître du monastère de Sant-Cugat; Dancing with the angels, d’Andrianomearisoa et Mort i Resurreció, de Grau-Garriga, deux grandes installations qui dialoguent, à partir du mystère sur ce qui n’est plus terrestre. 

Esther Grau-Garriga I Quintana

 

54 INGREDIENTS FOR THE MOST DESIRABLE NIGHT
PARIS . FRANCE
2022

Un dîner imaginé et conçu par Joël Andrianomearisoa pour célébrer la deuxième édition du 1-54 Paris.

© Studio Joël Andrianomearisoa

LES HERBES FOLLES DU VIEUX LOGIS
PRIMO MARELLA GALLERY . MILAN . ITALIE
2022

Les herbes folles du vieux logis c’est le titre choisi pour sa dernière série par Joël Andrianomearisoa. Un titre emprunté au poète malgache Maurice Ramarozaka et à son recueil, lui qui pensait la poésie comme une manière d’être et de vivre à travers les géographies multiples.

Cette nouvelle série en trois temps –  dessins au pastel, peintures textiles,  carré de fils de soie dorés sur cotonnade – est l’occasion d’évoquer une nouvelle fois l’une des constantes de l’œuvre de l’artiste : l’alliance et  le dialogue avec cette matière originelle  que sont les tissus, liée à sa terre d’origine et dont il se fait fort d’être l’héritier .

Cliquez ici, pour accéder à l’intégralité du texte Les Herbes Folles Du Vieux Logis de Françoise Docquiert

© Studio Joël Andrianomearisoa © Greta Belintende

I HAVE FORGOTTEN THE NIGHT

La Biennale di Venezia . Pavillon Madagascar . 2019
Courtesy de l’artiste

© Juan Cruz Ibañez

AU RYTHME DE NOS DÉSIRS DANSONS SUR LA VAGUE DU TEMPS
CHÂTEAU DE VILLERS-COTTERÊTS . FRANCE
2022

Commissaire : Bernard Blistène

Œuvre produite par le programme « Mondes nouveaux »  et le Centre des Monuments nationaux. Joël Andrianomearisoa, pionnier de l’art contemporain malgache et figure reconnue de la scène artistique internationale, il a fait ses études d’architecture à l’École Spéciale d’Architecture à Paris et a d’emblée expérimenté les techniques et matières les plus variées qu’il utilise sous toutes les formes possibles.

Plasticien, sensible à l’écrit comme aux multiples formes de la poésie, Andrianomearisoa réalise ici une œuvre monumentale à partir d’un bref texte invitant « à dialoguer avec le monde ». Considérant les mots comme une matière à sculpter qu’il taille dans le métal, il construit un dispositif architectural, aux allures d’enseigne, sur laquelle il accroche la phrase, afin d’engager le visiteur, le passant à faire écho à sa sollicitation.
Conçue entre 2021 et 2022 et présentée pour la première fois dans le parc du Château de Villers-Cotterêts, future Cité internationale de la langue française, l’œuvre est tout à la fois une invitation à prendre la pleine mesure du pouvoir des mots et à rêver d’un avenir à réenchanter.

Bernard Blistène

© Studio Joël Andrianomearisoa

UBUNTU, UN RÊVE LUCIDE
PALAIS DE TOKYO . PARIS . FRANCE
2021

Commissaire : Marie-Ann Yemsi

L’exposition propose d’investir l’Ubuntu, un espace encore infréquenté de nos imaginaires et de nos connaissances. Complexe à traduire dans les langues occidentales, le sens de ce terme, issu des langues Bantous du Sud de l’Afrique, conjugue les notions d’humanité, de collectif et d’hospitalité et peut être interprété ainsi : « Je suis parce que nous sommes ». Cette exigence    « d’une humanité dans la réciprocité » convoquée par la pensée Ubuntu constitue l’un des apports essentiels des philosophies africaines largement méconnues. Cette notion, dans ses dimensions philosophiques et spirituelles, peut être considérée comme l’une des rares caractéristiques des sociétés africaines à avoir survécu aux six cents ans d’esclavagisme, de colonialisme et d’impéralisme de toutes natures qui ont déstabilisé les sociétés et sapé les cadres traditionnels de la transmission des savoirs. Enracinée dans de nombreuses langues et cultures africaines, la pensée Ubuntu reste agissante dans la conception de la place de l’individu dans sa communauté, mais également dans les liens entre les peuples, structurant une conscience et une vision du monde dans l’interdépendance de la relation.

Images : © Studio Joël Andrianomearisoa

Cette notion a ainsi irrigué la pensée des mouvements de libération dans les expériences post-coloniales africaines des années 1960, nourrissant par exemple les aspirations à la construction d’un socialisme africain ou l’idée d’un panafricanisme politique. Cette pensée jaillit dans les productions littéraires et poétiques contemporaines du continent et de ses diasporas, d’Aimé Césaire à Vumbi-Yoka Mudimbé, Edouard Glissant, Alain Mabanckou, Yanick Lahens ou Léonora Miano pour ne citer que quelques auteur·trice·s d’expression francophone parmi tant d’autres. Dans la création musicale, Fela Kuti ou Mariam Makeba restent des porte-voix légendaires de cette pensée de l’unité dans la rencontre. Parce que l’Ubuntu symbolise le lien tissé entre tous les hommes, il a été employé et largement popularisé par Nelson Mandela pour dépeindre un idéal de société opposé à la ségrégation durant l’Apartheid puis pour promouvoir la réconciliation nationale en Afrique du Sud.

Mais les réalités contemporaines nous informent aussi de la mise en déroute de l’esprit d’Ubuntu à la lueur des ratés politiques, des conflits sanglants, et des violences en particulier envers les communautés LGBTQI+ et les femmes. Pourtant, la philosophie de l’Ubuntu est actuellement ré-investie par des intellectuels, des activistes et des producteurs dans tous les champs de la création contemporaine au travers des dynamiques nouvelles de réassemblage des pensées et des imaginaires qui traversent tous les continents. Dans un monde devenu incertain, en perte de sens, replié dans des crispations identitaires et peuplé de violences, cette pensée philosophique n’est pas une idéalité abstraite. L’Ubuntu ou la question de « faire humanité ensemble et humaniser le monde» selon l’expression du philosophe Souleymane Bachir Diagne se pose avec force et s’installe au cœur des revendications et des débats sociétaux, politiques, économiques, culturels et écologiques.

L’exposition entend témoigner de ces dynamiques de recomposition du monde peuplées de rêves lucides et réunit les propositions d’une vingtaine d’artistes dont les oeuvres entrent en résonance avec la philosophie Ubuntu et cherchent à aborder cette pensée de l’action et de la relation comme une ressource, un espace d’invention, de fiction ou de médiation du monde réel.

Imaginée comme un espace polyphonique, l’exposition permet aux artistes de tisser des liens subtils entre la forme et leurs idées à partir de sujets, de points de vue et de positions multiples. La revendication d’une «décloison du monde et de montée en humanité »2 ouvre aux critiques des conceptions figées et réductrices de l’identité comme à une déconstruction de l’univocité des récits historiques et du concept occidental de modernité, attestant de la volonté des artistes de représenter des espaces de ruptures idéologiques. Leur mise en lumière de certaines questions les plus urgentes de notre époque telles que la répartition inégale des richesses et des pouvoirs, les crises migratoires et les processus de territorialisation, la colonisation des territoires et des corps, les situations d’oppression, la transformation de nos rapports à la nature participe à un processus de déprise et convoque en filigrane un esprit de résistance.

Le parti a été pris de réunir des artistes susceptibles d’avoir des points de vues et des perspectives critiques. Ces créateurs produisent avec toutes les cultures qui les habitent et à partir d’une expérience souvent double, parfois heurtée, de migration ou de transfert. L’exposition entend déjouer les enfermements géographiques et ne considérer qu’un espace : celui des réflexions proposées par les artistes au travers de récits subjectifs et d’œuvres susceptibles de métamorphoser nos imaginaires et de contribuer à une nouvelle intelligibité du monde.

L’exposition sera « Ubuntu » dans sa conception et entend faire de l’aventure artistique l’expression d’un partage, par la possibilité d’un « en-commun ». En son centre, un vaste espace dédié au projet de l’artiste Kudzanai Chiurai ouvre à d’autres dimensions d’échange, de découverte et de production de savoir, qu’elles soient discursives, performatives ou musicales, construites collectivement sur une scène commune de partage et d’engagement.

 

DANCING WITH THE ANGELS

Ubuntu, un rêve lucide . Palais de Tokyo . 2021

© Studio Joël Andrianomearisoa