RANDOM DESIRES FOR A CERTAIN KIND OF ARCHITECTURE
SABRINA AMRANI GALLERY . MADRID . ESPAGNE
8 SEPTEMBRE – 26 NOVEMBRE 2022

Random desires for a certain kind of architecture a été conçue lors d’un studio que Joël Andrianomearisoa a dispensé aux étudiants en architecture de l’Institut Confluence à Paris, dans laquelle l’exercice final était de proposer un projet en partant d’une approche différente de l’architecture, au travers des inspirations
alternatives : une fragrance, un regard, un goût, une création de mode… L’artiste a décidé de se plier au même exercice pour cette exposition personnelle.

Dans l’exposition Random desires for a certain kind of architecture, Joël Andrianomearisoa aborde l’architecture en prenant pour point de départ des émotions, des mots et des humeurs, en passant par des dessins au pastel, des peintures, des œuvres textiles et des sculptures. Le résultat est une surprenante démonstration de rationalisation émotionnelle, un exercice d’équilibre des dualités, divisé en trois actes différents : un geste, une projection et un volume.

© Sabrina Amrani gallery

La première partie de l’exposition s’ouvre sur des dessins au pastel, comme une étape préliminaire à la matérialisation d’une architecture, en travaillant d’abord sur des surfaces plates, puis en élevant ces concepts à des structures tridimensionnelles. Les dessins font place à de vigoureuses peintures sur toile, où Joël Andrianomearisoa introduit la couleur dans une furieuse explosion abstraite de projection architecturale, sentimentale et nostalgique.

L’exposition se poursuit avec le nouveau corpus d’œuvres textiles Random Desires, qui sont exécutées par l’artiste comme des constructions architecturales, et ressemblent d’une certaine façon à des façades de bâtiments, avec des briques superposées et même des fenêtres. À l’aide de tissus jetés et trouvés, Andrianomearisoa tisse des architectures, forge des constructions et coud des structures.

Enfin, l’intérêt actuel de l’artiste pour  le volume  se confirme sous la forme de dix-sept sculptures de différentes tailles soutenues par un piédestal massif qui domine et occupe l’espace de la galerie, dans une réaction de l’artiste à l’idée même de la galerie et à sa fonction. Les sculptures véhiculent des textes dans les trois langues qui font partie de la vie de l’artiste : le malgache, le français et l’anglais, avec la signature subtile et poétique des textes de Joël Andrianomearisoa. 

Random desires for a certain kind of architecture répond à la question de savoir s’il est possible de faire de l’architecture à partir de perspectives non conventionnelles, au hasard du temps et de nos désirs, des désirs du monde, une architecture pour tous.

Jal Hamad